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Jacob Boehme occupe une place singulière dans l'histoire de la mystique occidentale traditionnelle. L'ensemble de sa doctrine théosophique, largement contestée de son vivant, se fonde sur une révélation et développe une gnose ou connaissance sans commune mesure avec l'expérience mystique des rhéno-flamands ou des espagnols. Boehme communique une science mystérieuse qui le dépasse et dont il affirme avoir reçu la grâce ou l'illumination.

Jacob Boehme est né en 1575, près de la ville de Görlitz, à la frontière actuelle de la Pologne et de l’Allemagne, de parents qui étaient de simples paysans de Haute-Lusace et qui, ayant remarqué qu’il manifestait quelques dispositions, l’envoyèrent à l’école, et lui firent apprendre le métier de cordonnier. C’est alors qu’il se trouvait en apprentissage que Jacob Boehme reçut la visite mystérieuse d’un Etranger de qui il recevra son initiation.

Le premier ouvrage de Jacob Boehme est son Aurore naissante. Mais, ce livre « ne devait jamais voir le jour, et encore moins être imprimé. » En effet, « le bruit s'en répandit dans le public, et parvint jusqu'aux oreilles du premier pasteur de Görlitz, appelé Grégoire Richter, qui, sans l'avoir vu ni examiné, le condamna du haut de la chaire » (13). A la suite de cet épisode, Jacob Boehme se trouve réduit au silence pour de longues années.

L’œuvre de Jacob Boehme constitue une somme de connaissances traditionnelles qui ne peuvent être ignorées : qu’il s’agisse de la naissance de Dieu, de la régénération de l’âme, ou sa seconde naissance, et du temps présent, qui est le temps des lys.

Parmi les voies d’accès à l’ésotérisme occidental, en effet, c’est-à-dire en lien avec le centre de la Tradition occidentale, à côté de la voie de « Dieu dans l’Unité pure », selon Maître Eckhart, et de la tradition hermétique et alchimique, on rencontre une troisième voie, la plus proche de nous, au moins historiquement, qui est la voie de la Sagesse divine, ou encore de « la chaste vierge de la Sagesse divine ou Sophia », d’après Jacob Boehme.

En fait, il serait beaucoup plus exact de parler d’une confluence de ces deux voies venant se rejoindre effectivement dans l’œuvre magistrale de Jacob Boehme. C’est ainsi que ce dernier dira, d’une part ?pour marquer la parenté de la voie hermétique et de la voie théosophique : « La régénération de l’homme après la chute d’Adam s’accomplit de la même manière que la naissance de la nature éternelle, et l’œuvre des Sages à la recherche de la pierre philosophale ne se déroule pas autrement » (De la signature des choses, VII, 78).

Et d’autre part, ?on se souvient que pour Maître Eckhart, il n’existe d’autre mode de réalisation que le détachement, de soi et de tout le créé : « Celui qui veut sonder le fond divin, c'est-à-dire la manifestation divine, doit réfléchir d'abord à quelle fin il l'entreprend, s'il est aussi bien résolu à pratiquer ce dont il veut s'instruire, s'il veut s'en servir à la gloire de Dieu et au bien de l'humanité: s'il demande à mourir au monde et à sa volonté propre, à vivre dans ce qu'il cherche et désire, et à être un seul esprit avec lui » (Clef ou Explication des divers points et termes principaux).

Même s’il convient de remarquer que l’influence de son œuvre fut parfois plus superficielle que réelle, et même que, parfois, elle fut confondue avec la voie mystique, la voie de l’Union. Or, il s’agit bien d’une voie de l’Unité, quand même le terme de la voie de la Sagesse divine n’est pas le « baiser de la Déité », comme pour Maître Eckhart, mais vise les « tréfonds de l’acte créateur trinitaire » : il est question dans les deux cas d’une expérience libératrice de tout le monde créé. 

Cette voie nous rappelle, enfin, que « tout homme, fût-il philosophe, fût-il théosophe, ne désire que Sophie », cette Sophie dont Jacob Boehme affirme que « son époux est l’âme de l’homme » et qui représente effectivement pour ceux qui on reçu son appel, et qui, ayant répondu à cet appel, ont eu connaissance de son visage qui est à la ressemblance du visage de leur propre âme, le premier terme de leur ascension spirituelle, à l’orient de leur âme, avant le face à face avec la divine Sophia qui en forme le second terme, à l’orient de leur être, là où cessent les théophanies.

Car, comme le remarque Marie-Madeleine Davy, « le retour n’inaugure pas un conjointement avec l’état d’Adam avant l’apparition d’Eve (donc de la connaissance sensible), mais un retour à la condition de l’âme en Dieu avant sa création ».

Jacob Boehme Jacob Boehme est, sans aucun doute, l'un des plus grands Gnostiques Chrétiens. Ce terme lui est appliqué non pas dans le sens des soi-disant hérétiques tels qui existèrent aux premiers siècles de l'ère chrétienne, mais pour décrire une sagesse basée sur une révélation directed et exprimée par des mythes et symboles plutôt que par des concepts - une telle sagesse est plutôt de type contemplatif que discursif, elle est une philosophie religieuse ou une théosophie.

Les deux caracteristiques de Boehme sont la grande simplicité du coeur et la pureté enfantine de l'âme. Il n'était ni un savant, ni un lettré, ni un enseignant. Il appartient à cette classe d'hommes sages et de bon sens qui viennent du peuple. Comme enfant, il avait une faible constitution, aussi fût-il placé comme apprenti cordonnier et suivit l'école primaire du village d'Alt Seidenberg. A l'âge de 24 ans, de devient citoyen de la ville de Görlitz et ouvre une échoppe de cordonnier. En mai de cette année-là, il épouse la fille du boucher local, Catharina Kuntzchmann, et peu de temps après, il achète une maison.

Entre 1600 et 1611, le couple eut quatre fils. Tout au long de sa vie, il fut un commerçant actif, un bon père de famille, un conseiller en transactions financières, transport de marchandises, un agent immobilier et un négociateur lors de disputes de guildes ainsi que dans des affaires civiles et privées. Comme tous les citoyens de Görlitz, Boehme dût faire face aux difficultés financières découlant de la Guerre de Trente Ans.

Pour un homme comme Boehme, ayant un grand intérêt pour la religion, la ville de Görlitz était un endroit excitant. Il y avait dans cette ville des émules du spiritualiste Caspar Schwenckfeld von Ossig (1489-1551) ainsi que d'autres groupes étudiant les oeuvres de l'alchimiste Théophraste Bombast von Hohenheim (appelé aussi Paracelse) (1493-1541), et du mystique Valentin Weigel (1533-1588). Bien que Boehme ait étudié les divers enseignements de sa ville, ou même s'il n'en avait été que simplement averti, sa doctrine ne peut pas être expliquée par leur influence et Boehme n'y a fait aucun emprumpt. L'explication des sources de sa sagesse est un problème très complexe car elle implique la possibilité d'une révélation personnelle, d'une illumination, ou d'un don carismatique.

L'éteincelle qui enflamma l'environnement de Boehme fut produite par l'arrivée de Martin Moller, nommé pasteur luthérien de la cité en 1600. Il y organisa immédiatement un "Conventicule des Vrais Serviteurs de Dieu " pour tenter de réintroduire une présentation assez rébarbative du letérianisme de l'époque: renouvellement personnel, croissance spirituelle individuelle, expérience religieuse. Boehme, intéressé par la nouveauté, rejoignit ce mouvement. C'est peu de temps après, à la fin de l'année 1600, que Boehme eût sa première grande vision. Il se mit à écrire et finit son Aurora en 1612. Un de ses amis fit faire des copies de ce livre et les fit circuler. C'est en 1613 que l'une de ces copies tomba entre les mains du successeur de Martin Moller: le Pasteur principal Gregory Richter qui, en plus d'être concerné par la défense de l'orthodoxie Luthérienne, avait de raisons personnelles pour attaquer Boehme. Il fit confisquer les oeuvres de Boehme le 30 juillet 1613, et il lui interdit de publier de nouveaux écrits.

Boehme cessa donc d'écrire pour un "sabbat d'années" comme il le décrivit. Il fut l'objet d'une nouvelle illumination en janvier 1619, qui défia de nouveau son esprit prophétique. Il rompit alors son silence et écrivit pratiquement sans interruption de 1619 à 1623. L'enthousiasme de ses disciples eut pour effet d'en répandre la rumeur dans un cercle assez large. Richter reprit sa furie car les autorités n'avaient pas été mises au courrant des travaux de Boehme depuis 1619 et croyaient qu'il était resté silencieux.

La publication du Chemin vers le Christ le jour du Nouvel An de 1624 provoqua immédiatement une série de sermons enragés de Richter. Le conseil municipal annonça à Boehme, au mois de mars de la même année, qu'il devait chercher fortune ailleurs et celui-ci alla s'installer à Dresden pour quelques temps. Vers la fin de 1624, malade mais travaillant à son dernier livre, Boehme rentra dans sa maison de Görlitz. Richter était mort et ce fut son remplaçant qui vint administrer le prophète mourant. Selon lui, Boehme mourut en bon Luthérien orthodoxe le 17 novembre.

Des recherces récentes ont découvert que Boehme était bien plus qu'un simple cordonnier. Il semblerait avoir organisé le commerce du cuir dans toute la région. Ses pratiques commerciales étaient proches de ce que l'on appelle le "dumping" de nos jours. Le Pasteur Richter, dont des membres avaient perdu des sommes considérables à cause de la concurrence de Boehme, avait en effet des raisons puissantes pour obtenir son bannissement de Görlitz.

La Théosophie de Boehme.

Cosmogonie :
L'univers, selon Boehme, fut créé selon la description du Prologue de l'évangile selon Saint Jean. Dieu le créa par son Verbe ou sa Parole. Il est triple, dès l'origine, et comprend dans sa sagesse, les êtres individuels. Le monde créé révèle progressivement sept caractéristiques. La première est le dureté, qui est la conception que Dieu a de Lui-même. Elle est suivie de l'attraction, et de la crainte qui est le résultat des deux premières. La quatrième est l'allumage du feu qui est à la base de la vie sensitive et intellectuelle. Ce feu émet la lumière-amourqui dissipe les ténèbres de l'individualisme des quatre premières caractéristiques. La sixième est le pouvoir divin de la parole, la septième est la parole elle-même. Chacune des sept caractéristiques est présente dans chaque créature et réfléchit son opération de toute éternité
l'être humain, créé à l'image de Dieu, est donc fait de feu et de lumière. L'âme humaine est entraînée dans le courrant de feu de la nature éternelle et doit retourner à sa source comme une lumière, comme amour. Boehme utilise deux de ses allégories préférées pour décrire ce retour: la parabole du fils prodigue et le travail qui reste à faire dans le vignoble. Le voyage de retour est entrepris, et lorsque la volonté est soumise, le travail de la vigne est accompli. Le retour à la demeure est une expérience de contemplation divine et la conclusion du travail donne l'ouverture de cette contemplation divine. Toutes les créatures, sans aucune exception, retournent dans l'unité de Dieu.

La Fraternité Universelle et le Retour à l'Unité :
Sa conception du Créateur est celle d'un Dieu parfait, immobile, complet, satisfait, tout-puissant, omniscient et infiniment bon. Il a créé le monde et l'être humain pour Sa plus grande Gloire et pour le bien de la Création. L'acte de création n'a pas été provoqué par quoi que ce soit. ni ne répond à aucun besoin de Dieu, mais fut le résultat d'une décision arbitraire, purement et simplement. Elle n'ajoute rien à l'Etre Divin ni ne L'enrichit en aucune manière. Dans ce contexte, toutes les créatures participent à la même vie et sont, pour cette raison, toutes inclues dans l'unité de Dieu, même les règnes inférieurs de la nature. Le concept boehmien du paradis était l'unité originale de la création et qui est aussi le lieu de retour dans l'unité primordiale des âmes après leur mariage mystique avec la Sagesse Divine (ou Theosophia) - voir aussi le Retour du Christ.

Les Pouvoirs latents dans l'être humain :
Voila le sujet qui occupe la plus grande partie de l'enseignement de Boehme, c'est le sujet privilégié qu'il a choisi de traiter et qui le force jusqu'au dépassement des limites du langage. Il va bien plus loin que l'axiome de la contradiction. Tous les êtres sont créés dans et par le Verbe de Dieu et se trouvent reflétés dans la parole humaine. Chaque chose possède un Kraft, qui se traduit en français par un Pouvoir ou une Energie, qui est en constant parallèle avec le Kraft qui réside au-dessus de toute chose, le Verbe de Dieu.
C'est à cause de la relation étroite qui existe entre le microcosme et le macrocosme, que la parole de l'être humain doit être prononcée avec précausion. L'être humain parle et possède le pouvoir créateur de sa parole. L'imagination est l'aspect par lequel l'être humain oriente sa conscience. Cet aspect est normalement neutre. Il développe l'impression dans l'être humain. La Magie commence là où s'arrête l'imagination. La magie est le pouvoir qui transperce l'imagination pour arriver au Mysterium Magnum, au Grand Mystère. La recherche et la découverte de la Magie forme "la meilleure théologie, dans laquelle on découvre le fondement de la Foi." (Six Points Mystiques: 5:23). c'est dans la fondation de la Magie éternelle; que sont créées les choses de par elles-mêmes à partir de rien. Elle fait Quelquechose à partir de Rien et le fait en dehors de l'activité de la volonté dans l'être humain. "La volonté ne possède rien; il n'y a rien qui puisse lui donner quoi que ce soit. Il n'existe aucune lieu dans lequel la volonté puisse se découvrir elle-même, ou se reposer."(Mysterium Pansophicum). Pour cela, en ce qui concerne l'être humain, ce n'est que lorsque la volonté humaine, son désir, sa capacité de créer en dehors du Grand Plan du Créateur, auront été totalement soumis, que la création du Verbe peut avoir lieu, et que son mariage avec la Sagesse Divine, la Theosophia ne sera entièrement consommé.


Source : http://kingsgarden.org/French/Organisations.F/OM.F/Boehme/Boehme.html